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Adoption de la résolution initiée par Marion Lemesre, Michèle Hasquin-Nahum , Caroline Persoons ainsi que le Collectif des femmes Congolaises de Bruxelles dont Madame Rose Mefalessi

le Parlement bruxellois vote une résolution condamnant la violence infligée aux femmes et aux jeunes filles en R.D. du Congo et dénonçant le viol, stratégiquement utilisé comme arme de guerre et de destruction

Pour un pont de solidarité et de conscience citoyenne entre Bruxelles et la République Démocratique du Congo 

Adoption de la résolution initiée par Marion Lemesre, Michèle Hasquin-Nahum , Caroline Persoons ainsi que le Collectif des femmes Congolaises de Bruxelles dont Madame Rose Mefalessi congo-03-gd-vA l’initiative des Députées MR, Marion Lemesre et Michèle Hasquin-Nahum, le Parlement bruxellois vote une résolution condamnant la violence infligée aux femmes et aux jeunes filles en R.D. du Congo et dénonçant le viol, stratégiquement utilisé comme arme de guerre et de destruction.

Les actes de violence à l’égard des femmes continuent en République Démocratique du Congo. Malgré le retrait officiel des forces armées étrangères sur le territoire de la RDC et l’installation d’un Gouvernement de transition, le viol systématiquement utilisé comme arme de guerre continue à se perpétrer avec une barbarie sans précédent. A l’heure actuelle, les auteurs de ces crimes jouissent toujours de l’impunité. Le paradoxe est que les militaires des FARDC(Forces armées de la République Démocratique du Congo) envoyés à la rescousse pour sécuriser la zone et aider la population civile s’adonnent aux mêmes pratiques intolérables et condamnables.

Récemment, on a encore recensé pas moins de 2.800 femmes et filles violées par des militaires des Forces armées de la RD Congo censés protéger les populations civiles. C’est un rapport de l’Action pour la paix et le développement communautaire (APDC) qui fait état de ces chiffres effrayants !

Face à cette situation dramatique que vivent ces femmes et ces jeunes fillesà l’initiative des députées MR Marion Lemesre et Michèle Hasquin-Nahum, le Parlement bruxellois, a entendu l’appel lancé par le Collectif des femmes congolaises et vient de voterà l’unanimité des partis démocratiques, une résolution condamnant la violence infligée aux femmes et aux jeunes filles en R. D. du Congo et dénonçant le viol, stratégiquement utilisé comme arme de guerre et de destruction.

Contenubig120x180_113« La violence sexuelle a été utilisée comme une arme de guerre par la plupart des forces impliquées dans ce conflit », indique Marion Lemesre« Des combattants du RCD, des soldats rwandais ainsi que des combattants des forces qui leur sont opposées ont violé et abusé, de façon fréquente et parfois systématique, des femmes et des filles dans le but de gagner le contrôle sur les civils et le territoire qu’ils occupaient et ensuite, pour conserver ce contrôle », poursuit-elle.

Le recours au viol en période de conflit permet aux violeurs de prouver leur domination et d’installer un climat de terreur dans la localité attaquée. Le viol est aussi utilisé à titre de représailles ou de vengeance.

Jusqu’à présent, ces filles et ces femmes ont survécu à la violence, et elles ont survécu au viol. « Mais beaucoup d’entre elles vont mourir du fait de cette violence, car un grand nombre de ces femmes deviendront séropositives et mourront du SIDA contracté à cause du viol », insiste Marion Lemesre.

Depuis le début de la guerre, en 1998 , il y a eu 25.000 cas de violences sexuelles enregistrés au Sud-Kivu [est du pays], 11.350 cas au Maniema [est du pays], 1.625 cas à Goma [chef-lieu du Nord Kivu à l'est du pays], et près de 3.250 à Kalemie [une ville du sud-est], » a déclaré le 3 mars, Flora Tshirwisa, un membre de l’initiative et directrice du programme santé de la reproduction à l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Elle a en outre précisé que le phénomène se rencontre également dans des zones non directement affectées par la guerre, comme à Kinshasa la capitale par exemple, avec un nombre de 1.162 cas de viols d’enfants et de femmes enregistrés depuis 1998.

Ces viols massifs ont pour conséquence une augmentation du taux d’infection par le VIH/Sidadans plusieurs agglomérations ou villages de l’Est de la RDC.

S’ajoute à ce drame, le rejet par leurs proches et bon nombre de leurs maris de ces femmes violées. De ce fait, certaines d’entre elles hésitent encore à dénoncer les viols dont elles ont été victimes pour éviter d’être rejetées ensuite par la société.

Depuis la fin des hostilités elles attendent d’être dédommagées par les responsables de ces actes.

Il est très difficile pour les victimes de viol d’obtenir une réparation judiciaire. Les actes de violence sexuelle qu’elles ont subis constituent des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité mais, en pratique, aucun responsable n’a été traduit en justice.

Contenubig120x180_114« C’est pourquoi, nous plaidons auprès du Gouvernement fédéral pour la reconnaissance du viol comme infraction terroriste lorsqu’il est utilisé « dans le but d’intimider gravement une population » », indique Michèle Hasquin-Nahum.

Lors de la révision du Code Pénal, la loi relative aux infractions terroristes du 19 décembre 2003, institue en infraction terroriste : l’infraction qui, de par sa nature ou son contexte, peut porter gravement atteinte à un pays ou à une organisation internationale et est commise intentionnellement dans le but d’intimider gravement une population, (…).

Les députées libérales concluent : « Nous soutenons que le viol, utilisé comme arme de guerre, soit également érigé au rang d’infraction terroriste ».

« Plus qu’une résolution, il s’agit d’un texte d’espoir qui vise à établir des ponts de solidarité avec les femmes citoyennes belges d’origine congolaise et avec les femmes du Congo ».

Marion Lemesre a conclu en insistant sur l’initiative à prendre par le Parlement bruxellois, d’organiser dans les plus brefs délais, à Bruxelles, une conférence bilatérale consacrée à cette problématique.

 

http://www.dailymotion.com/video/xt7ecp

Audition de Madame Rose Mefalessi au parlement de la région Bruxelles-Capitale

Image de prévisualisation YouTube

La député MR Marion Lemesre parle de la résolution

 

Dans : Non classé
Par amisderosemefalessi
Le 3 septembre 2012
A 11 h 46 min
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Mohamed Boye |
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