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Elections Régionales 2014

 

Proposition de résolution initiée par Marion Lemesre, Michèle Hasquin-Nahum , Caroline Persoons ainsi que le Collectif des femmes Congolaises de Bruxelles dont Madame Rose Mefalessi ( Pour la résolution, confert parlement bruxellois)

Proposition de résolution condamnant la violence infligée aux femmes et aux jeunes filles en R. D. du Congo et dénonçant le viol, stratégiquement utilisé comme arme de guerre et de destruction

La journée mondiale de lutte contre le SIDA de ce 1er décembre 2004 fut l’occasion pour le monde entier de découvrir avec effarement l’ampleur de l’épidémie et sa féminisation partout sur le planète.

L’Afrique subsaharienne est laminée par le virus avec ses 27 millions de personnes infectées.  La R.D. du Congo détient le triste record de 8 millions de personnes séropositives ou malades.

L’agression militaire subie par la R.D. du Congo en 1996 suivie par l’occupation des forces armées étrangères a imposé et impose toujours à toute la population et aux femmes en particulier des souffrances qui se situent aux antipodes du respect le plus élémentaire de la personne humaine : les femmes sont humiliées, torturées au cours de séances de viols collectifs perpétrés par des soldats infectés par le virus du SIDA.

La Mission des Nations Unies au Congo (MONUC) relate dans son rapport la marche des milliers de femmes habillées en noir (en signe de deuil) dans la ville de Bukavu.  Au terme de cette démonstration de masse, ces femmes ont clairement désigné par leurs noms les principaux seigneurs de guerre en décrivant leur situation en ces termes : « Ils ont utilisé trois armes : le fusil, la corruption et le viol, cette dernière étant la plus redoutable car, par elle, ils ont propagé le SIDA avec l’objectif d’exterminer le peuple congolais en passant par les femmes qu’ils violent ».

Depuis lors, pour ne plus être reconnus par leurs victimes, les bourreaux s’emploient à crever les yeux des femmes après le viol.

La situation de celles qui trouvent refuge dans un camp n’est guère sécurisante. Là, les femmes et les très jeunes filles deviennent des esclaves sexuelles des soldats et sont même utilisées comme boucliers humains pour assurer la fuite des belligérants.

La MONUC rapporte comment certaines femmes sont contraintes à choisir entre leur vie sauve et celle de leurs propres enfants.  Le rapport fait également état du fait que certaines femmes sont obligées par les soldats de jeter leurs enfants dans la rivière.

Etant donné que les régions où la guerre se déroule sont les greniers du pays et que la femme y a toujours joué un rôle majeur dans le développement économique, l’ennemi déploie, en s’attaquant aux femmes, une stratégie à double objectif :

1)    l’étranglement économique du territoire

2)    l’extermination de toute la population.

En effet, lorsque la femme est infectée par le virus, le foyer tout entier est touché par cette maladie et la famille voit ses revenus s’effondrer.  En conséquence, les enfants sont souvent obligés de quitter l’école pour s’occuper de leurs parents malades et/ou gagner de l’argent pour subvenir aux besoins de leur famille.

Dans le cadre de la lutte contre le SIDA, le rapport de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) dans son communiqué constate :« A mesure que les parents tombent malades et meurent du Sida, les connaissances et les valeurs cessent d’être transmises aux jeunes générations, ce qui laisse aux enfants peu d’aptitudes pour gagner leur vie ». « Les enfants devenus orphelins sont abandonnés à eux-mêmes, sans les connaissances et les compétences nécessaires qui leur permettraient d’assurer leurs moyens d’existence » précise l’agence de l’ONU.

La violence infligée aux femmes et jeunes filles en R. D. du Congo constitue une violation aussi radicale et aussi massive des droits de la femme, tels que consacrés, en particulier par l’article 7 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme du 10 décembre 1948, et la Convention des Nations Unies du 22 janvier 1980 sur les discriminations à l’égard des femmes.

En outre, la Déclaration sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes définit en son article 2, que la violation spécifiquement dirigée contre les femmes s’entend :« tous actes de violence dirigés contre le sexe féminin, et causant ou pouvant causer aux femmes un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, y compris la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée ».

Face à cette arme de destruction massive qu’est le viol en R. D. du Congo, la communauté internationale se doit de réagir avec fermeté et rapidité.

Par cette résolution, le Parlement régional bruxellois :

Ø    dénonce et condamne formellement ces actes de pure barbarie visant spécifiquement les femmes et les jeunes filles congolaises ;

Ø    dénonce le viol, stratégiquement utilisé comme arme de guerre et de destruction. Il qualifie le viol ayant pour conséquence la propagation intentionnelle du virus du SIDA comme crime contre l’humanité.  Le Parlement bruxellois reconnaît ainsi les femmes et les jeunes filles congolaises comme principales victimes de la guerre et soutient dans le même temps et avec la même force leur combat pour leur reconnaissance en qualité de citoyenne à part entière ;

Ø    dénonce le paradoxe de la situation des camps dans lesquels les femmes réfugiées sont transformées en esclaves sexuelles par les soldats, y compris de la MONUC, ceux-là même qui sont censés les protéger, et demande au Gouvernement de soutenir toutes plaintes des victimes afin que justice leur soit rendue ;

Ø    demande au Gouvernement bruxellois, d’initier ou d’apporter son appui à des projets, qu’ils soient au niveau communal, national ou international, destinés à éradiquer ces violences, et demande qu’il intercède dans le même sens auprès des Gouvernements fédéral, régionaux et communautaires ;

Ø    invitera, dans les meilleurs délais, en collaboration avec le Gouvernement, la Ministre du Gouvernement congolais en charge des droits humains, à participer à une conférence consacrée à cette problématique, ceci afin  d’améliorer l’information et la conscientisation de chacun ;

Le 9 décembre 2004,

Proposition de résolution initiée par Marion Lemesre, Michèle Hasquin-Nahum , Caroline Persoons ainsi que le Collectif des femmes Congolaises de Bruxelles dont Madame Rose Mefalessi ( Pour la résolution, confert parlement bruxellois) 2-300x225
Conférence de presse lors du dépôt de la
proposition de résolution en 2004 avec 
Marion Lemesre, Michèle Hasquin-Nahum ,
Caroline Persoons, Rose Mefalessi
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Par amisderosemefalessi
Le 29 août 2012
A 18 h 46 min
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Election communale

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Dans : Non classé
Par amisderosemefalessi
Le 27 août 2012
A 23 h 43 min
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Election Communale 2012

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Par amisderosemefalessi
Le 10 août 2012
A 17 h 18 min
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